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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 10:19
Retrait du rapport n°41 de l’Ordre du jour du Conseil Municipal du 8/02/2010

Le Maire de Marseille n’ayant pas voulu nous donner la parole sur une question concernant les motivations qui l’on contraint au retrait du rapport n°41 de l’Ordre du Jour, nous vous communiquons dans un souci de transparence l’intervention qui devait être faite par Madame la Conseillère Municipale Florence MASSE :

Florence Masse
Rapport n°41 : cession d’un terrain sis au 86-89 bd Queirel et constitution d’une servitude de passage à Promogim Groupe SA

Monsieur le Maire, Chers Collègues,


Le rapport 41 est retiré de l’ordre du jour malgré un avis favorable donné en Commission, je souhaitais connaître les motivations  qui ont suscité son retrait, car voilà que par deux fois ce rapport concernant la cession d’un terrain à un promoteur immobilier pour la réalisation d’environ 60 logements dans le 10ème arrondissement n’arrive pas jusqu’à nos votes.

Si notre groupe se félicite de ne pas voir ce projet immobilier aboutir, et ce grâce aux interventions de notre collègue René OLMETA en Conseil d’Arrondissement, soutenu par le Maire du 5ème secteur Monsieur TEISSIER, il reste Monsieur le Maire, une incompréhension dans les décisions que prend votre majorité en Conseil Municipal.

Ce rapport 41, Monsieur le Maire, nous rappelle en tout point le rapport 74, concernant la cession d’un terrain situé aux Mourets – Quartier de Château Gombert 13ème arrondissement – à un promoteur pour la réalisation de 73 logements, rapport que votre majorité municipale a voté lors du conseil municipal du 14 décembre.

Quel élément a pu motiver votre acceptation de vendre le terrain des Mourets mais pas celui du Bd Queirel dans le 10ème arrondissement, alors que ces deux rapports sont identiques en tout point ?

Vous avez été destinataire d’une lettre de l’ensemble des CIQ du 13ème arrondissement s’opposant à la cession de ce terrain aux Mourets, je peux vous confirmer que ce sujet émeut une très large population de notre secteur, une manifestation s’est d’ailleurs déroulée samedi dernier sur le terrain et une pétition à l’encontre de cette vente est diffusée par les CIQ et les habitants. Voilà plusieurs années que les derniers terrains du 13ème arrondissement sont lâchés en pâture aux promoteurs dans une urbanisation sauvage, anarchique, alors que la Mairie du 7ème secteur, en concertation avec les habitants, les CIQ et les associations, porte de nombreux projets structurants pour nos quartiers afin de voir se réaliser sur ces terrains municipaux des équipements publics (crèche, lieu associatif, culturel, ..) qui sont aujourd’hui des plus nécessaires.

Nous constatons une nouvelle fois Monsieur le Maire, une inégalité de traitement suivant les secteurs, et nous voyons aujourd’hui que le Maire des 9ème et 10ème arrondissements bénéficie d’un traitement privilégié !

Monsieur le Maire, vous revendiquez que Marseille est UNE et INDIVISIBLE, alors que la réalité est tout autre ! Il y a véritablement une rupture d’équité et de traitement entre les Marseillais.

Pouvez-vous, Monsieur le Maire, justifier aujourd’hui cette inégalité  entre les différents secteurs de Marseille sur des dossiers rigoureusement identiques ?


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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 17:30
Annick Boët Rapport n°60 : Palais Omnisport Grand Est Marseille

Monsieur le Maire,
Cher(e) Collègues,

En ce moment en plein désert à Dubaï, des milliers de personnes skient…
A Marseille des centaines de personnes patinent…
Même aberration écologique, même démesure !


Certes, vous n’avez rien Monsieur le Maire, d’un émir, et pourtant mettre 50 millions d’euros dans le palais de la glisse et de la glace procède de la même démesure et de la même inconscience.

Bien sûr cet équipement attire des milliers de visiteurs (même si ceux qui ont la casquette à l’envers ne peuvent pas rentrer à tous les coups), c’est un vrai succès qui génère beaucoup de problèmes dans le quartier de la Capelette. Vous aviez senti ce besoin impérieux des Marseillais de patiner !
Vous auriez mis de la neige sur les pentes de Marseilleveyre on aurait eu la queue au remonte pente ! Mais cela aurait été déraisonnable.

Cette patinoire, « une folie dédiée au patin à glace » d’après le mensuel Capital, est un gouffre énergétique et financier et une bombe à gaz à effet de serre.
Selon l’ADEME, la consommation énergétique varie entre 35 et 65 euros par m2, soit 63 000 euros pour une patinoire olympique et nous, nous en avons deux.
C’est un frigo puissance 10 avec des fluides fluo chlorés, un puissant gaz à effet de serre, interdit par l’Europe depuis le 1er janvier pour les constructions neuves. Ils seront remplacés par l’ammoniac, très dangereux pour l’homme !
Et non,  vous ne compensez pas cette catastrophe écologique par les 100m2 de panneaux photovoltaïques qui produisent au plus 18 000 KWh par an, soit la consommation électrique de 20 personnes sans chauffage électrique !

Alors que nous sommes la première ville de France pour l’endettement par habitant, les 50 millions d’euros d’investissement, les millions d’euros de frais de fonctionnement vont faire cruellement défaut, font déjà défaut pour les équipements sportifs de proximité, les piscines, les stades et les gymnases…

Je disais aberration écologique, aberration tout court, un tel équipement ne pourra pas accueillir Holiday On Ice. On va devoir glacer le palais des Sports pour accueillir ce spectacle, on nage, pardon, on patine en plein délire… Pourquoi une patinoire d’une telle dimension… Pour aller patiner le dimanche ?

Autre aberration, cet équipement ne peut pas accueillir les handicapés, comment a-t-on pu, avec le prix que cela a coûté oublier l’accès pour les personnes à mobilité réduite, obligatoire par ailleurs.

Je disais que cela posait de nombreux problèmes dans le quartier de la Capelette, pas de transport en site propre, un seul bus et maintenant, des fréquences plus importantes pour le 72 mais cela ne suffit pas… Dès le vendredi soir, le quartier est envahi de voitures et, que dire des jours de match!

Mais, comme si cela ne suffisait pas, sur un espace qui servait de parking, on va accueillir le Cirque Pinder pendant quinze jours. Comment une ville comme Marseille n’a plus aucun espace pour accueillir un cirque ou le Festival MarsAttac, et l’on veut réussir Marseille 2013 ?

Je vous demande, Monsieur le Maire, de mettre en place un fonctionnement saisonnier et de faire fonctionner la patinoire de Novembre à Avril, pour réduire notre empreinte écologique.



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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 17:27
Patrick Mennucci Rapport n°65: Capital 2013 et Marsatac
 
Je voudrais profiter ici du premier rapport sur la culture et de la présence du « délégué spécial » de Marseille 2013 pour faire part de mon inquiétude quant à la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui un certain nombre d’acteurs ou de projets culturels de notre ville.

De nombreux échos nous alertent sur la diminution continue des subventions, particulièrement de la part de l’Etat, comme cela a été le cas pour le théâtre Toursky mais aussi pour d’autres compagnies.

Il semble que la SCIC chargée de la restructuration de l’Ilôt 3 de la friche de la Belle de Mai rencontre aussi beaucoup de difficultés pour boucler ses financements.

D’autres projets, comme celui de la rénovation du Musée des Beaux Arts à Longchamps semblent, eux aussi prendre, beaucoup de retards sans parler de l’hypothétique rénovation de notre Opéra ainsi que des travaux sans fin (en raison de problèmes d’amiante) à La Criée…

Il y a enfin une réelle inquiétude sur le devenir même de certaines structures de spectacle vivant en raison des difficultés qu’elles rencontrent avec votre municipalité. Il y a quelques semaines, les responsables du Festival Marsatac ont organisé un débat public pour exprimer leur lassitude face aux difficultés auxquelles ils se heurtent sans cesse. Depuis 10 ans, les jeunes responsables de cette association ont dépensé toute leur énergie pour installer et maintenir à Marseille une manifestation considérée aujourd’hui comme l’une des grandes références françaises du genre. En 2008 ce festival avait attiré plus de 27000 spectateurs au J4 sans aucun incident, faut-il le préciser pour ceux qui assimilent tout rassemblement de jeunes à drogue, violence et désordre.

Mais depuis 10 ans ce Festival est « promené » (à tous les sens du terme) par la mairie qui n’est pas capable de lui proposer un espace correctement aménagé et normalement placé. Alors qu’on leur avait promis, il y a quelques années, le Parc Longhamps, M. Bruno Gilles s’est empressé de faire déplacer cette manifestation. Cette année, le J4 leur a été interdit, soi disant en raison des travaux du MUCEM alors que, quelques semaines après, un cirque s’installait au même endroit. Concernant l’éventuelle tenue de ce festival sur les plages du Prado, le député maire, M. Tian, a au moins le mérite d’être clair puisqu’il a dit qu’il n’en voulait pas, de peur de déplaire à son électorat effrayé par ce rassemblement de jeunes et importuné par les décibels…

Le dernier lieu en date qu’on a proposé aux responsables de Marsatac est un terrain pollué, sans eau ni électricité, à côté de la Cité Bellevue (dont les habitants ne votent pas dans le 8ème), au milieu des containers  et des gravats !

Depuis quelques jours, l’Adjoint aux grands évènements s’est mêlé à l’affaire puisqu’il indique sur le site internet de la ville qu’il est prêt à proposer le Palais des Sports aux organisateurs ; ce qui est assez surprenant, c’est que ces organisateurs n’ont même pas été approchés pour voir si ce site leur convient !  Et M. Di Nocera, dans sa grande bonté, leur propose même un autre site à savoir les quais du Grand Port Maritime, le seul problème étant que ses responsables ne sont absolument pas au courant de cette proposition ! Tout ceci respire un peu l’amateurisme et l’improvisation…

Mettre en place de jolies bâches pour dire notre fierté d’être Capitale Européenne de la Culture ne suffit pas. Aujourd’hui le festival Marsatac n’a pas de lieu d’accueil pour son édition 2010 et risque de plier bagage ou de s’arrêter. Et bien d’autres jeunes structures s’interrogent aujourd’hui sur le bien fondé de leur implantation dans notre ville, qui leur avait été décrite comme haut lieu de la movida et qui ressemble de plus en plus à la « belle endormie ».

Des métropoles comme Lille, Lyon, Nantes et évidemment Paris ont parfaitement compris le rôle essentiel de la culture (de toutes les cultures) dans le rayonnement et l’attractivité d’une ville, et ce, particulièrement pour les jeunes. Je ne suis pas sûr que la municipalité de Marseille ait parfaitement intégré cette dimension qui sera pourtant l’une des clefs du succés de Marseille-Provence 2013.

M. Le Maire, il est absolument essentiel qu’une manifestation de l’ampleur de Marsatac trouve rapidement un lieu d’accueil digne de ce nom. L’annulation de ce festival serait un très mauvais signe pour l’image de notre ville ainsi que pour la dynamique de Marseille 2013 qui nous inspire aujourd’hui quelques inquiétudes…

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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 17:00
Nathalie Pigamo Rapport n°16: Débat d’orientations budgétaires 2010

M. le Maire, Chers collègues,

La plupart des pays du monde affrontent depuis plusieurs mois une crise sans précédent : crise économique, crise sociale, crise financière avec une montée inquiétante des déficits et des dettes publiques. Une seule ville semble résister à cette tempête et à ces ravages : ce n’est pas Shangaï, Bombay ou Rio, mais Marseille !

Il faut, en effet, attendre la page 11 de ce rapport d’orientations budgétaires pour lire le mot « crise » puis, un peu plus loin, le mot « levier fiscal », en clair, « augmentation des impôts » pour la deuxième année consécutive ! Les premières pages du rapport sont ainsi un « copié/collé » des années antérieures, mélangeant allègrement bonnes intentions, autosatisfaction, incantations et communication. Laissez moi citer, par exemple, cette merveilleuse phrase : « en se dotant d’une Direction internet chargée de mettre en œuvre le nouveau site internet de Marseille, la Ville confirme son statut d’une grande métropole moderne et ouverte sur le monde » ! Comme s’il suffisait de créer un service internet pour devenir une métropole attractive !

Cette phrase étonnante relève de ce que les psychologues appellent « la pensée magique », c’est à dire la croyance que certaines pensées ou certaines phrases suffisent à provoquer des évènements ou à transformer les choses. Ainsi, il suffirait de dire que « tout va bien » pour modifier une réalité beaucoup plus morose.

Le Grand Port Maritime ainsi que toute l’économie portuaire connaît une crise sans précédent. Le chômage s’est accru de 14% en un an et son niveau est toujours 50% supérieur au niveau national. Le marché immobilier local est bloqué et notre petit commerce connaît des jours très difficiles.

Les problèmes de circulation sont toujours aussi aigüs même si le soutien massif du Conseil Général au nouveau plan de transport présenté par MM Guérini et Caselli, devrait enfin permettre d’améliorer véritablement les choses.

Notre ville, comme notre communauté urbaine, n’ont plus de marge de manœuvre et la réforme des collectivités locales en cours va un peu plus déstabiliser nos budgets. Le gouvernement, toujours à la recherche d’économies (il faut bien financer le bouclier fiscal !), vient ainsi d’accorder +0,6% de dotations à Marseille, soit une baisse réelle par rapport à l’inflation d’au moins 1%. Vous avez toujours beaucoup de faconde, M. Le Maire, pour dénoncer les aides, jamais suffisantes selon vous, du Département ou de la Région, mais je trouve qu’en ce qui concerne les restrictions budgétaires beaucoup plus importantes du gouvernement, vous êtes étrangement aphone…

Notre ville, à l’évidence, ne va pas très bien (comme en témoigne cette énième augmentation des impôts) mais face à ces nouveaux défis et à ces difficultés, votre doux refrain, lui, ne varie pas.

M. Blum s’est ainsi chaleureusement félicité des résultats du dernier recensement constatant 53.000 habitants supplémentaires dans notre ville en 8 ans, et il déclare « la population s’accroît de 1,5% par an depuis 1999 ; c’est le travail qui attire les nouveaux venus donc nous sommes sur la bonne voie ». Et revoilà la « pensée magique » !

Et bien j’ai le regret de dire à M. Blum que la progression sur 8 ans n’est pas de 1,5% par an ce qui serait, en effet, exceptionnel mais de 0,8% (source INSEE) ce qui nous met en dessous de Toulouse (1,6%), Bordeaux Montpellier (1,2%) et de quasiment toutes les villes du sud. En mettant en avant la « nouvelle attractivité » de la ville, M. Blum oublie aussi de dire que c’est la forte natalité qui explique pour moitié la hausse du nombre de ses habitants. Les nouveaux venus existent donc et je m’en félicite, mais leur nombre est beaucoup moins important que ce que vous affirmez.

Et M. Blum a oublié de nous parler d’une autre étude de l’INSEE publiée ces derniers jours, sur la stature métropolitaine des villes en terme d’emplois « supérieurs ». Cette étude place Aix-Marseille derrière quasiment toutes les grandes villes comme Grenoble, Toulouse, Lyon, Montpellier…mais qu’importe, l’important est d’affirmer que « nous sommes les meilleurs » ; nouvelle illustration de la « pensée magique » !
 
Alors si Marseille gagne indéniablement des habitants, qu’ils soient natifs de Marseille ou nouveaux arrivants, le premier devoir de la ville est de fournir à tous, des conditions de vie satisfaisantes. Je veux parler d’emplois dignes de ce nom, de places de crèches en nombre suffisant, de classes non surchargées et bien évidemment de logements décents et abordables. Et est-ce vraiment le cas ?

Prenons l’exemple du logement. Votre municipalité vient de fêter en fanfare les 15 ans de sa « soi disante » politique de logement. Tous vos Adjoints, avec le soutien d’une partie de la presse, ont été mobilisés pour se féliciter de leur bilan qui, à les écouter, est évidemment extrêmement positif. Ce qui est très amusant, c’est que le principal prospectus consacré à cet exercice d’autosatisfaction commence ainsi : « dès 2006, la Ville de Marseille s’est engagée dans une politique du logement destinée à offrir à chaque Marseillais la possibilité d’accéder à un logement ». Mais qu’a donc fait l’équipe municipale aux commandes de 1995 à 2005 ? Pas grand chose, il faut croire…

« Logement social, rétablissons la vérité » titre avec emphase ce même prospectus. Oui, la vérité est que 70% des marseillais peuvent prétendre à un logement social mais que 70% des logements construits dans cette ville ne leur sont pas destinés. La vérité est que vous avez refusé dernièrement l’agrément de 300 logements sociaux dans les quartiers sud, comme vous l’aviez déjà fait en 1995 pour 800 logements. Et si j’en crois les dernières déclarations de M. Apparu, Secrétaire d’Etat au Logement, vous risquez d’être contraints par votre propre gouvernement d’augmenter fortement la part des logements sociaux construits ! Dépassés sur votre gauche par le gouvernement Sarkozy, voilà qui ne manque pas de sel !
 
La vérité, c’est aussi que les impôts des Marseillais servent à verser 300.000€ à l’entreprise Kaufman & Broad pour qu’elle construise des logements à 2600 euros le m2 ; et qu’ils subventionnent de la même façon la « pauvre » entreprise AXA pour bâtir un hôtel 5 étoiles à 500 euros la chambre. La vérité est enfin qu’il y a des dizaines de milliers d’habitants mal logés voir pas logés du tout dans cette ville comme vient de le confirmer la Fondation Abbé Pierre. Malgré cette réalité, votre document ose s’intituler : « Marseille, un logement pour tous ». Nous sommes là une nouvelle fois dans « la pensée magique », pour ne pas dire dans la manipulation cynique…Et quand on nous annonce, dans ce même document, les grands projets de rénovation ANRU coûtant des centaines de millions euros, permettez-nous d’attendre de voir la réalité de leur financement avant d’applaudir à deux mains.

M. Le Maire, chers collègues, ce constat peut vous paraître injuste, mais ce sont là des faits et des chiffres avec lesquels vous êtes si souvent fâchés. Mais pour être parfaitement objective, j’ai bien noté que le montant des investissements a été relativement satisfaisant en 2009 (222M€) et que la dette, pour une fois,  n’a pas augmenté mais qu’elle reste à un niveau alarmant  (1,848 milliard).

Et comme M. Tourret va me répondre que cette dette n’a pas augmenté depuis 1995 et que M Moraine me dira aussi gentiment que lors du dernier conseil municipal que je ne comprends rien aux finances , je leur répondrai que c’est eux qui omettent simplement de comptabiliser la dette transférée et « portée » par MPM qui, fin 2007, atteignait déjà 1,1 milliard € dont 80%, soit 880 millions, est à la charge des contribuables marseillais. Un tout petit oubli donc ! La pensée magique en œuvre une nouvelle fois !

Quel sera enfin le montant exact de nos investissements pour 2010 ? Cette question semble légitime dans un débat d’orientations budgétaires. On nous dit en effet que la future augmentation d’impôts servira à préserver nos investissements, mais le rapport, toujours avare de chiffres précis, ne répond pas précisément à la question. Je cite : « nos contraintes impliqueront  la mise en œuvre d’une stratégie d’investissement mesurée qui s’appuiera sur la poursuite des programmes en cours ». Allez comprendre ! Pour le moment, certaines mairies de secteur ont été avisées que les travaux d’entretien allaient être en baisse de 30 à 50% et cela ressemble donc à une cure d’austérité qui ne dit pas son nom… j’espère que M. Tourret pourra peut être nous dire des choses plus précises tout à l’heure!

De la même façon, le rapport indique qu’il sera assurée une gestion des ressources humaines rigoureuse à l’instar de l’année 2009, qui a vu le nombre d’agents diminuer de 200 postes environ. Pourtant, si j’en crois certains tracts syndicaux, la mairie devrait recruter cette année 299 agents plus 85 apprentis et ouvrir 393 postes aux concours.

Je vous avoue que je n’y comprends plus rien et j’aimerais que M. Tourret nous précise donc comment évolueront finalement les effectifs et les dépenses de personnel en 2010. C’est un élément essentiel dans notre débat alors que la réorganisation en cours aggrave encore les inquiétudes du personnel communal confronté à des conditions de travail de plus en plus difficiles.

M. Le Maire, chers collègues, un nombre croissant de citoyens et de responsables (le dernier en date, après M. Assante, étant M. Teissier) critiquent les dysfonctionnements de votre municipalité, les inégalités de traitement entre les uns et les autres et votre difficulté à porter de grands projets fédérateurs.

Comme je viens de le démontrer votre attitude relève souvent de la « pensée magique ». Pour les psychologues, ce comportement constitue une tentative d’échapper à l’angoisse de l’inconnu  et au conflit intérieur.
Et le problème est bien là : où va notre ville à l’heure actuelle ? quel est son projet fédérateur ? et quel sera son véritable rang dans les années à venir ?

Au delà d’un manque évident de moyens, c’est surtout votre absence de stratégie claire et votre incapacité à dialoguer, à mobiliser et à pousser les grands dossiers que notre groupe dénonce aujourd’hui. A l’heure où vous vous apprêtez, une nouvelle fois, à augmenter sensiblement les impôts de tous les marseillais, cette absence d’ambition et de clarté mais aussi de rigueur et d’équité n’en est que plus choquante.

Je vous remercie.


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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 15:05
Séances des Conseils municipaux prévus pour le premier trimestre 2010 :

- 08 février

- 29 mars

- 10 mai

- 28 juin
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